Saint-Benoît-sur-Loire

Une cité touristique ligérienne de plus de 1400 ans d’histoire et de culture.

Située à une quarantaine de kilomètres à l’est d’Orléans, en région Centre-Val-de-Loire, Saint-Benoît-sur-Loire appartient au Patrimoine Mondial de l’Unesco et est Site classé depuis le 2 août 2018 au titre des « Paysages de la Loire et de l’Abbaye de Saint-Benoît ».

Dès l’époque gauloise, Fleury à l’époque, a été le siège d’un culte druidique et ce n’est qu’au milieu du VIe siècle, que la religion chrétienne s’approprie le lieu. Quelques moines venus d'Orléans, s'établissent à proximité du village et y construisent un lieu de culte. Vers 651 le monastère est connu sous le nom de Saint-Pierre de Fleury. Pour que l'abbaye soit reconnue dans la communauté chrétienne, il fallait absolument qu'elle possède des reliques. Peu de temps après avoir adopté les règles de vie monacales édictées par Saint Benoit de Nursie, les moines de Fleury sont allés en Italie chercher les restes de Saint-Benoit au Mont Cassin. La future abbaye dont les fondements ont été posés à cette époque a été l’une des premières en France à respecter les règles édictées par Saint-Benoît. Sous les carolingiens, cette abbaye va se développer avec une école d’une grande renommée, un scriptorium ainsi qu’une riche bibliothèque. Mais les reliques feront l'objet de toutes les convoitises et l’abbaye sera attaquée, pillée et incendiée à plusieurs reprises jusqu'à la fin du IXe siècle. A chaque fois, le bâtiment fut rebâti par les religieux et durant les Xe et XIe siècles l’abbaye connaîtra une renaissance et un rayonnement spirituel des idées et des arts. Pendant cette période, l’architecture du bâtiment va évoluer avec l'ajout d'une tour massive sur sa façade. Au XVIe siècle, pendant les guerres de religions l’abbaye perd son influence et voit disparaître ses bâtiments, ainsi que les livres de sa bibliothèque qui furent dispersés. C’est Richelieu qui sera cette fois à l’origine de la reconstruction. Lors de la Révolution Française en 1791, l’abbaye devint un bien de la commune. L'ordre religieux fut dissout et la bibliothèque de l'abbaye fut transférée à Orléans. C’est l’intervention du Ministère chargé des Monuments Historiques qui permettra de sauver l’abbaye de la destruction et qui permettra sa rénovation au XIXe siècle. C’est en 1944 que Max Jacob, illustre poète, fut l'hôte de ces lieux avant que les moines ne reviennent et entament la construction du monastère actuel.