Saint-Léonard-des-Bois

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Aux portes de l’Orne et de la Mayenne, sur un terrain accidenté et boisé, dans une nature exceptionnelle, qu’au VIe siècle, un homme, en quête de spiritualité et de solitude, décide de venir se retirer. On assiste alors à la naissance de la cité qui pendra son nom. 

Situé au bord d’un méandre de la Sarthe sillonnant les vallées des Alpes Mancelles, c’est ici que Léonard s’installe en 540. Après avoir édifié un oratoire dans ce lieu nommé Vandœuvre, il est rejoint par d’autres prieurs avec qui il fonde ce qui deviendra quatre siècles plus tard Saint-Léonard-du-Bois. D’après la légende, Léonard parvint à se libérer de l’étreinte mortelle d’un serpent par un simple signe de croix, ce qui fit de lui le protecteur de cette région isolée. Si l’histoire religieuse de Saint-Léonard façonne la cité, très vite, les terres hostiles se transformeront en terres de richesses. On exploitera le bois, le sol dont sera issus la pierre et le fer, et la rivière qui sera la force motrice de moulins. Saint-Léonard devient cité ouvrière. En outre, de nombreux établissements sidérurgiques s’installent notamment le Champ des Fourneaux qui dépendait du manoir de Linthe. Siège de fief, cette habitation prend place sur une ancienne place fortifiée du XIe siècle. À la fin du XVIIIe siècle, les forgerons, spécialisés notamment dans la production de plaques de fer et de clous, peinent à maintenir leur activité du fait de l’isolement du site et de la pénurie de bois. L’économie se tourne alors vers les carrières d’ardoises jusqu’en 1860. Un temps délaissé de par sa situation géographique si particulière, la cité jouit aujourd’hui de son patrimoine naturel exceptionnel.

 

 

Visionnez ici la suite du reportage dédié à l'histoire et au patrimoine de Saint-Léonard-des-Bois, cité spirituelle et industrielle au cœur d'une nature exceptionnelle.