
La pierre qui dévale et l'eau qui monte la colline
Chaumont-en-Vexin, située au nord-ouest de l’Oise, occupe une position stratégique sur la chaîne de forteresses du Vexin français, faisant face à la Normandie soutenue par l’Angleterre.
Érigée à la fin du IXe siècle sur le Mont Chauve, sa forteresse s’inscrit dans la ligne défensive établie contre les incursions vikings, consolidée après le traité de Saint-Clair-sur-Epte en 911, qui fixe la frontière entre le royaume de France et la Normandie. La cité devient un enjeu majeur lors de la cession du Vexin à Robert le Diable en 1031, puis lors des conflits franco-normands et anglo-normands, subissant sièges et destructions, notamment en 1098 par Guillaume le Roux et en 1140.
L’octroi d’une charte communale en 1182 par Philippe Auguste marque son essor urbain et son autonomie. Après la réunion de la Normandie au royaume de France en 1203, la ville perd peu à peu son rôle militaire, mais reste un centre administratif, érigé en bailliage royal en 1543. Chaumont-en-Vexin participe aux États généraux de 1789, témoignant de son implication dans la Révolution française.
Au XXe siècle, la ville accueille en 1918 des troupes américaines lors de la Première Guerre mondiale, renforçant son rôle symbolique dans l’histoire franco-américaine. Aujourd’hui, Chaumont-en-Vexin conserve les vestiges de son passé fortifié et demeure un témoignage vivant de l’histoire mouvementée des marches du royaume de France.